Erika : en 2nde, je savais ce que je voulais faire plus tard

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Patrick

La lauréate de l’année 2023 se livre dans un magnifique témoignage. Elle nous raconte son parcours et comment elle compte poursuivre ses rêves jusqu’au bout. Un seul mot…

Patrick (pour l’AFED) : bonjour Erika, et merci d’avoir accepter de témoigner sur le site de l’AFED.
Tu es la lauréate de l’année 2023, tu as illuminé cette édition avec ton sourire et ta détermination. Raconte-nous un peu ton parcours depuis le baccalauréat.

Erika : bonjour Patrick. Cela me fait plaisir de partager mon parcours et j’espère que ça pourra donner du courage aux jeunes qui passeront par ici.

Après avoir obtenu mon baccalauréat D au lycée Leclerc, je suis directement allée faire une formation en kinésithérapie. En effet, en classe de seconde je savais déjà que c’était ça que je voulais faire après le bac. Je me suis inscrite à l’ISTAG où j’ai d’abord fait 3 ans pour obtenir le BTS (en kinésithérapie au Cameroun on fait 3 ans pour obtenir le BTS au lieu de 2 ans comme pour un BTS classique, NDLR: BTS = Brevet Technique Supérieur). Ensuite j’ai fait 1 an de plus pour obtenir ma Licence en kinésithérapie. Pendant ces 4 années de formation, j’ai eu à faire ++ stages dans différents centres hospitaliers de Yaoundé notamment le CNRPH (Centre National de Réhabilitation des Personnes Handicapées), l’hopital de district de la cité verte, le CMA de mvog-beti et l’hôpital de district de Mbalmayo.

Erika à la fête des lauréat

Patrick (pour l’AFED) : maintenant que tu as obtenu ta licence, comment est-ce que tu te projettes ? Quel est ton rêve professionnel ?

Erika : après m’être spécialisée en kinésithérapie du sport, mon projet professionnel est de travailler avec des joueurs et des athlètes (ce qui me permettra de beaucoup voyager, rires), et par la suite, d’ouvrir une salle de sport si Dieu le permet – un centre de réhabilitation pour enfants atteints de Handicap.

Patrick (pour l’AFED) : je crois que tu as une histoire particulière avec le Handicap, dis-nous en plus ?

Erika : le handicap me tient particulièrement à cœur de part ma propre expérience. Étant petite, j’ai eu à faire des séances de rééducation au niveau de mon pied car je suis née avec une petite malformation qui nécessitait une prise en charge régulière par un kinésithérapeute. Par la suite, plus je grandissais, et à force de regarder faire les experts, je développais moi-même des aptitudes de kinésithérapeute si bien que mes mamans me demandaient régulièrement de les masser – et ça fonctionnait très bien. Je me souviens que l’une d’entre elles me disait : Eri, tu peux faire la kiné quand tu auras ton baccalauréat… Penses-y ! Tout ceci m’a amenée à choisir la kinésithérapie et j’ai particulièrement à cœur d’aider les enfants nés avec un handicap pour qu’ils s’intègrent bien dans leur environnement et qu’ils aient une vie normale.

Patrick (pour l’AFED) : merci beaucoup Eri pour ce témoignage ! C’est très édifiant.

Erika : de rien, tout le plaisir est pour moi.

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