Paulin Gakoue : directeur du complexe scolaire trilingue AZOBÉ

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Patrick

Ce mois-ci, la rédaction vous propose de découvrir le très inspirant Paulin Gakoue, agé de 29 ans, directeur du complexe scolaire trilingue AZOBÉ à Yaoundé.

AFED : qui est Paulin Gakoue ?

Paulin Gakoue, c’est un jeune de 29 ans, professionnel passionné et engagé dans le domaine de l’éducation. Je suis le directeur du complexe scolaire trilingue AZOBÉ à Yaoundé – une école primaire et secondaire trilingue qui met un accent particulier sur la formation intégrale des élèves et le développement de leurs talents.

Des élèves d'Azobé sur le terrain multi-sport de leur école.

N’attendons pas le changement, soyons le changement et vivons le changement !

Paulin Gakoue, directeur de l’école AZOBÉ

Par ailleurs, je suis l’un des responsables du Centre d’Étude Nolanga, un espace ouvert aux jeunes, qui propose des activités de développement personnel, sportives, socio-culturelles et de formation spirituelle…

AFED : quel a été ton parcours scolaire ?

J’ai eu un parcours typique d’un camerounais issu des classes moyennes : 3 ans de maternelle, 6 ans de Primaire et 8 ans de secondaire – le tout sanctionné, en 2012, par un Baccalauréat série D au lycée Bilingue d’Essos.

Après mon baccalauréat, je me suis orienté vers les Sciences de la Terre (Géologie) et, après une Licence, j’ai décidé de suivre une formation d’enseignant afin de réaliser ma passion de toujours.

AFED : parle-nous de ton expérience professionnelle

J’ai travaillé durant mes années d’études universitaires dans un projet d’encadrement des élèves du secondaire comme directeur des études. La même période, j’ai pu m’engager dans de multiples projets sociaux et de bénévolat qui m’ont aidé à acquérir un bon esprit de travail et un gagne-pain – très utile pour l’étudiant que j’étais.

Après ma formation d’enseignant, j’ai postulé à l’école AZOBÉ qui me semblait idéale pour mon épanouissement professionnel. J’y suis depuis 2018 et j’y ai travaillé successivement comme enseignant, sous-directeur académique et, depuis 2020 jusqu’à ce jour, directeur du complexe. C’est un travail exigeant car il faut répondre aux sollicitations des enseignants, parents et élèves tout en développant la vision de l’école.

AFED : de quoi es-tu le plus fier professionnellement et que ferais-tu différemment ?

Je suis particulièrement fier d’avoir contribué à la croissance qualitative de l’école – en particulier la valorisation de tous les acteurs (enseignants, élèves et parents) – et à son impact positif sur la grande communauté éducative.

Si je devais changer quelque chose, je serais simplement plus attentif à renforcer nos objectifs en tant qu’école des familles, qui s’engage à former des mères et des pères de famille qui seront prêts pour assumer pleinement le futur du Cameroun.

L’éducation, la formation, le travail et la persévérance sont des clés essentielles pour un jeune qui a la soif de réussir

Paulin Gakoue, directeur de l’école AZOBÉ

AFED : quel conseil peux-tu donner aujourd’hui à la jeunesse ?

Mon conseil serait de rester curieux, d’apprendre continuellement et de saisir toutes les opportunités qui se présentent sans les minimiser. L’éducation, la formation, le travail et la persévérance sont des clés essentielles pour un jeune qui a la soif de réussir.

Aussi nous les jeunes devront éviter le découragement, l’esprit victime et pessimiste face à notre réalité actuelle. Ils doivent fuir la facilité, éviter dépravations des mœurs et à les mauvaises influences. J’aimerais dire aux jeunes : n’attendons pas le changement, soyons et vivons le changement.

AFED : avec ton expérience internationale, peux-tu dire en quelques mots ce qu’il faut au Cameroun pour un vrai développement ?

Pour un vrai développement du Cameroun, je crois qu’il serait important de promouvoir un environnement favorable au développement, tout particulièrement pour les plus jeunes, en adaptant notre système scolaire en un système plus pratique que théorique.

Un système où des jeunes étudient et se spécialisent le plus tôt dans des métiers utiles pour notre société. C’est de cette manière qu’on pourra facilement développer des entreprises créer des des emplois. Cela permettra de diminuer l’attentisme que l’on reproche souvent aux africains.

AFED : merci Paulin pour ton témoignage…

Merci à vous.

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